LETTRE OUVERTE

URGENCE pour la mise en place d'une véritable politique en matière de transport

Les prévisions de trafic font apparaître une véritable congestion des routes en Europe. Les études menées par la Communauté Européenne, la DATAR et les analyses de L.M. Conseil montrent que le trafic augmentera de plus de la moitié d'ici 2015. Le développement des échanges intra communautaire, une politique ferroviaire inadaptée, entraînent un accroissement dangereux du mode de transport routier !

Aujourd'hui, les besoins de transport de marchandises croissent plus vite que le développement des économies. Ces besoins sont couverts en France à 61,7% par la route, 11,4% par le fer, 1,5% par le transport fluvial, 4,8% par les oléoducs et 20,6% par la mer (trafic intra-européen).

Or, la part du fer diminue régulièrement en France (26,3% en 1970, moins de 10% en 2005) et en Europe par manque de fiabilité, de rapidité et des prix trop élevés. Celui ci, seule véritable alternative, n'a pas su ou voulu s'adapter aux contraintes des échanges modernes.

Les solutions actuellement étudiées qui consisteraient à taxer le mode route ne résoudront pas le problème de fond et ne feront qu'accroître les coûts de transport au détriment du développement du commerce, de la richesse de chaque pays et donc de l'emploi.

Les citoyens sont pris en otage  : pollution, fiscalité, encombrement des routes et des autoroutes…

Dans d'autres pays des solutions ont été mises en place :

•  Développement du transport fluvial, exemple Allemagne : 11% du transport des marchandises contre 1,5% en France

•  Développement du transport maritime, exemple Pays Bas : 70% du transport des marchandises par la mer ou les voies navigables contre 22% en France

En France, pays de transit , des solutions sont étudiées :

•  Développement d'un véritable transport ferroviaire au niveau européen (seulement 8,3% en Europe) et en particulier par le développement du transport multimodal (25% du trafic ferroviaire en France et en Europe)

•  Développement du transport maritime (Arc Atlantique), fluvial (connexion Nord)

Ces solutions sont parcellaires et trop lentes car elles se heurtent à des résistances corporatistes.

Je crois qu'il faut mener une politique vigoureuse et rapide pour éviter la congestion annoncée des axes principaux.

Quand va-t-on les mettre en place ?

N'est-ce pas déjà très tard ?

Loïc Mirieu de Labarre
Novembre 2006